Allègement de l’obligation d’assiduité renforcée à Paul Valéry : victoire syndicale !

Solidaires Etudiant-e-s Montpellier réussit à alléger la charge d’obligation qui pèse aujourd’hui sur le dos des étudiant-e-s boursie-re-s.

Suite à l’arrêté ministériel du 30 juillet 2019, définissant le cadre national de scolarité et d’assiduité des étudiants, publié par Frédérique Vidal, les établissements sont maintenant tenus de faire un rapport des absences au CROUS  au moins deux fois par semestre, c’est-à-dire environ tous les deux mois. Si cette pratique existait déjà auparavant, elle a été rendue alors obligatoire pour toutes les universités.

Cette décision s’inscrit dans une optique de rentabilité : c’est d’ailleurs ce que préconisait la Cour des Comptes, organe ministériel qui rend des bilans financiers à l’Etat qui, dans un rapport en 2015. On y voit ici une volonté de faire de l’argent sur le dos des étudiant-e-s boursie-re-s. S’inscrivant encore une fois dans un processus de libéralisation de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche : l’Université devient une entreprise plus qu’un service public, et cela passe alors avant la qualité d’enseignement ou l’accès aux études pour tous et toutes. 

En effet, cet arrêté pénalise avant tout les étudiant-e-s qui travaillent : environ la moitié ont une activité rémunérée pendant leurs études, pour 34% d’entre elles et eux à temps plein. Il est aussi à noter que la plupart de ces étudiant-e-s travaillent au noir, ce qui ne leur permet pas d’accéder à une dispense d’assiduité. C’est pourtant un travail précarisant, que ça soit par le taux de rémunération ou par les tranches horaires de travail, et qui force souvent les étudiant-e-s à rater des cours pour garder leur emploi. C’est donc les conditions de vie et d’études des étudiant-e-s les plus précaires qui sont alors menacées !

Alors que déjà suffisamment pénalisant, l’ex-président  de l’Université Paul Valéry, Patrick  Gilli, publie  un  arrêté supplémentaire, le  10  octobre 2019,  définissant les conditions de contrôle de l’assiduité, annexé au règlement des études. Cet arrêté local vise à accentuer le contrôle des étudiant-e-s boursier-e-s de l’Université Paul Valéry, et d’instaurer un lien encore plus fort sur ce contrôle entre le CROUS et l’UPV.

C’est pourquoi, le mardi 8 juillet, nous avons présenté une motion nous permettant d’assouplir autant que possible cet arrêté local. Nous avons alors proposé d’étendre le délai de présentation d’un justificatif d’absence à 15 jours. En effet, les 3 jours actuels étaient bien trop courts pour beaucoup d’étudiant-e-s, notamment celles et ceux qui travaillent à côté de leurs études. Nous avons également proposé de modifier l’Article 1 de  « l’arrêté relatif aux conditions de scolarité et d’assiduité » local pour en supprimer la mention de la sanction du zéro parmi la liste d’exemples de critères généraux à la disposition des équipes pédagogiques. Malgré le fait que les modalités de contrôles de connaissances relèvent de la liberté pédagogique, et qu’il sera par ce fait encore possible pour des enseignant-e-s d’attribuer des zéro en cas d’absence, il nous a semblé important de ne pas normaliser une sanction aussi lourde.

Ces deux propositions ont donc été votées et acceptées au CEVU  du 08/09/2021 ! Nous espérons de cette manière assouplir les conditions imposées aux étudiant-e-s, et en particulier les boursier-e-s. Cependant, nous avons conscience que ce n’est qu’une petite avancée. Déjà parce que nous ne pouvons pas abroger l’arrêté national. En effet pour le faire seul la lutte syndicale nationale le peut, c’est pourquoi nous appartenons à la fédération syndicale Solidaires étudiant-e-s et continuons de lutter nationalement et localement afin d’imposer un rapport de force à la fois face à nos directions d’Universités ainsi que face aux gouvernements successifs !

Par ailleurs, il n’est de toute façon pas normal que des étudiant-e-s aient à se justifier de leur absence pour cause de travail, tout simplement parce qu’il n’est pas normal qu’ils aient à travailler pendant leur études ! C’est pourquoi nous revendiquons la mise en place d’un salaire étudiant pour tou-te-s les étudiant-e-s !

La lutte syndicale paie : continuons de nous mobiliser collectivement !

Pour l’amélioration de nos conditions matérielles d’études et de vie, rejoignez la fédération Solidaires étudiant-es !  

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